samedi 18 juin 2011

Visite de Curitiba avec Olga

Olga est professeur de géographie à l'Université Federal do Paraná. Elle nous a emmené découvrir la ville d'une manière différente du chemin touristique.

Pour commencer destination l'usine Renault qui a le nom de l'ancien pilote de Formule 1 Ayrton Senna.




Ensuite destination "Alphaville", une gated community ou quartier fermé de Curitiba, et la favela qui lui fait face "Vila Zombie".

Nous n'avons pu rentrer que dans la première parti du quartier fermé, des rondes d'agents de sécurité ont lieu régulièrement et tout le site est sous vidéosurveillance. Il n'y a pas de photo de l'intérieur de ce quartier car il est interdit d'en prendre. Le quartier est divisé en 3, deux quartiers complètement fermés d'habitation et pour la dernière partie (celle où nous avons pu aller), c'est pour le club sportif avec son golf ainsi que quelques commerces.










Ces photos sont prises en face de la gated community, dans la favela. Cette dernière a changé depuis l'implantation d'Alphaville. Les personnes vivant dans le quartier fermé ne souhaitant pas voir de leurs fenêtres le bidonville ont "aidé" ce dernier à se légaliser. La légalisation engendre des coûts supplémentaires que toutes les personnes du bidonville ne peuvent pas supporter, comme par exemple payer des impôts ce qui n'est pas le cas dans le cadre d'une occupation illégale. Conséquence de ceci un nouveau bidonville c'est créé plus loin, mais cette fois-ci hors de la vue d'Alphaville. La communauté du quartier fermé a fondé une fondation afin d'aider leurs voisins habitants le bidonville en face. Cette fondation met en place des formations de femmes de ménage, jardiniers, ramasseurs de balles de golf, car les habitants du bidonville travaillent dans la gated community comme femmes de ménage, jardiniers, ramasseurs de balles de golf...

Ici la favela de Vila Zombie qui fait face au quartier d'Alphaville, nous pouvons voir sur la photo ci-dessous que celle-ci est légalisée aux poteaux électriques mais aussi au type d'habitats typiques, des habitations rénovées de favela.


Ci-dessous le bidonville légalisé de Guarituba avec sa rue principale goudronnée pour faciliter le passage du bus, mais les autres rues sont en terre battue.
En quelques chiffres, la région métropolitaine de Curitiba compte plus de 40 000 habitations illégales, car malgré les politiques de légalisation et d'urbanisation des favelas lancées par la ville de Curitiba (processus de régularisation récent de 12 ans environ), le problème de l'habitat spontané illégal c'est répandu dans les localités de la région métropolitaine.




Et maintenant le bidonville loin de l'artère légalisée, les infrastructures sont de plus en plus rare.

















Après cette visite de deux quartiers incomparables, nous retournons vers le centre de Curitiba et nous nous arrêtons sur une avenue qui représente pleinement le projet de planification urbaine de la ville.





Puis enfin nous avons pu découvrir l'extérieur du musée Oscar Niemeyer ainsi que le parc polonais qui porte le nom de l'ancien pape, Jean-Paul II.